RGPD dans le recrutement

Aussi appelé: GDPR, RGPD recrutement

Les quatre règles qui comptent le plus en recrutement

Le RGPD est large. Les parties qui touchent le recrutement au quotidien :

  • Base légale : chaque traitement a une base documentée. Pour un candidat actif , c’est « nécessaire à l’exécution de mesures précontractuelles ». Pour un membre du vivier , au minimum l’information de la personne (deux ans au plus, selon la CNIL) — l’accord explicite restant la pratique la plus sûre.
  • Minimisation : ne collecter que ce dont le poste a besoin. Pas de date de naissance sur un formulaire sauf si le poste l’exige juridiquement.
  • Limitation de conservation : les données candidats ont une durée définie (typiquement 6-12 mois après clôture pour les candidats refusés, plus avec consentement). Pour fixer ces durées et le reste du dispositif dans l’ordre, suivez la mise en conformité RGPD pas à pas .
  • Droits des personnes : accès, effacement, rectification. Préparer le circuit de réponse à l’avance, ne pas improviser à la première demande.

Là où les PME trébuchent

Échecs fréquents :

  • Membres du vivier sans consentement. Sourcer quelqu’un, faire un call, le mettre au vivier — sans « puis-je garder vos données X mois » documenté. Techniquement une violation.
  • Conservation indéfinie. « On garde toutes les candidatures à vie au cas où un poste s’ouvre. » Non conforme RGPD.
  • Champs obligatoires sans finalité. Date de naissance, situation familiale, photo (sur certains marchés) collectés par défaut. Chacun exige une finalité justifiée.

Ce que « consentement » exige vraiment

Le consentement RGPD est spécifique, éclairé, libre et révocable. Une case précochée n’est pas un consentement. Une clause dans 30 pages de CGU n’est pas un consentement. Le bon schéma : un consentement clair, court et séparé au moment où les données sortent de l’usage strict du recrutement.

Où TalentGleam s’inscrit

TalentGleam enregistre horodatage et base de consentement par candidat, applique les durées de conservation par configuration, et expose les workflows pour les demandes d’effacement. Voir la politique de confidentialité .

Questions fréquentes

Combien de temps conserver un dossier de candidature ?
Tant que le recrutement est en cours, la question ne se pose pas : le dossier sert au traitement de la candidature. Pour une personne non retenue, la CNIL indique qu'une conservation en vivier ne doit en principe pas dépasser deux ans à compter du dernier contact, à condition qu'elle en soit informée. L'obligation réelle est là : une durée choisie, écrite dans la mention d'information, puis appliquée. Deux ans est le plafond sans accord de la personne, pas une consigne : beaucoup de PME fixent 6 à 12 mois.
Un vivier de candidat·e·s exige-t-il un consentement ?
Pas systématiquement. La CNIL admet la conservation en vivier pendant deux ans au plus si la personne en est informée et ne s'y oppose pas. Le consentement explicite reste la pratique la plus sûre : une demande claire au moment du refus, jamais une ligne en bas de l'e-mail, et la suppression des dossiers de celles et ceux qui la déclinent.

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